30 juillet 2009
-"Tu es le vide et tu m'emplis"-
jeté dans mes bras embrassée serrée Tes mains mon visage tes lèvres les miennes bien vite subrepticement vers mes fesses Le trou noir à peine rué sur mon corps Je me demandais si ma "peau" vite ton corps s'est imposé Trop vite Ivre ivre joui sans te soucier de moi est venue me remplir puis plus rien Juste la faim Ta faim obscène cri dérisoire du corps qui a lui, joui papier blanc qui marque la fin j'ai eu envie de pleurer m'enfuir objet Ton objet Echoué là marionnette abandonnée pleurer aussi t'en veux cette douceur que je crois feinte égoïsme corps emprisonné dans son propre plaisir plus souvent caressé que caressant je suis jalouse dont tu es le seul à profiter sans moi tu ne pourrais pas vivre Je t'en veux de me donner parfois l'impression la dure réalité de ton corps qui ne fait que chercher une chair où
* Léo Ferré, Alma Matrix.
25 juillet 2009
-Anna qui m'attend-
08 juin 2009
-Le "cristal de Baccarat"*-
Si tu savais à quel point ça gamberge Même lors de nos câlins les plus intenses je ne l'ai jamais senti battre aussi fort C'était quoi ? De la révolte ? De la peur ? une des rares fois depuis un an où je t'en ai vraiment voulu Car oui parfois tu es injuste Et cruel c'était bel et bien toi qui n'était pas gentil explose si tu veux Assume que ça me fasse trembler la voix Finalement, cette lettre c'est avec de la colère que je l'écris souligner mes défauts sans jamais relever mes richesses à tel point que je ne sais plus si j'en ai jamais eu tellement peu pour moi de la fureur somme toute La colère illégitime d'une Que ton manque écorche cette lettre mêlant colère et larmes De ne plus être frustrée de toi Son Lou qui n'a jamais daigné répondre à ces innombrables
* Apollinaire
09 novembre 2008
-"Le monde a alors pris sa forme. La forme que je croyais lui voir garder toujours. Le monde est devenu Médée."*-
* Anouilh, Médée.

